En marge de la Paris Fashion Week Automne-Hiver 2016-17

By on 24/03/2016

Fashion week ne rime pas uniquement avec défilés, mais également avec présentations, salons, événements sous forme d’happenings, grandes fêtes ou dîners intimistes afin de faire découvrir à la presse et aux acheteurs de nouvelles marques de prêt-à-porter ou d’accessoires.

Parmi les événements clés de la semaine, il est impossible de passer à côté des salons. Les deux principaux sont Première Classe, idéalement placé au cœur de Paris dans le jardin des Tuileries, et le Tranoï qui se répartit sur trois lieux entre le Palais Brongniart, le Carrousel du Louvre et la Cité de la Mode.

Première classe a marqué un tournant dans l’histoire des salons professionnels en s’offrant un pop-up store à destination du grand public dans un des lieux les plus visités de Paris : la Galerie de L’opéra. Devenue incontournable, depuis la prise en main de la direction par Alexandre Antoine, qui a su transformer cette boutique en repère pour fashionistas en quête d’exception ultra pointue. Il était donc tout à fait normal de s’associer à des marques présentes sur le salon Première Classe regroupant Don’t Believe the Hype et Paris sur mode pour une mise en avant de produits en éditions limitées du 29 février au 12 Mars 2016.

Galerie_de_l_Opera_©_Jean_Pierre_DelagardeLa Galerie de l’Opéra

En plus d’un espace placé à l’entrée de Première Classe afin de faire découvrir les produits aux professionnels, une grande soirée a été organisée à la Galerie de l’Opéra pour fêter l’événement et découvrir en situation les créations de :

Agnelle, fabricant de gant couture depuis 1937, propose pour cette édition des Gants Opéra patinés rose poudré. Prix : 170€

Bernstock Speirs, spécialiste du couvre-chef décalé et revisité, imagine un serre-tête et une casquette en voile de tutu noir. Prix : de 85€ à 115€

Béton Ciré, les créateurs parent leur traditionnel « Miki breton » revisité d’or fin, telles des dorures de l’Opéra Garnier. Prix : 170€

Cousu de Fil Blanc imagine un savon de voyage délicat et poétique. Prix : 12,90€

Fête Impériale jeune marque de prêt-à-porter dont les créateurs s’inspirent des coupes des années 80. Pour la boutique, ils imaginent un body imprimé all over et un long tutu noir. Prix : 180€ et 420€

Hoffalt, label imaginé par le danseur étoile Josua Hoffalt qui présente deux pièces uniques. Un LOL sweat Gustave reprenant les armoiries de l’Opéra Garnier et des guêtres pour jouer au parfait petit rat de l’opéra. Prix : 190€ et 50€

Inès de Parcevaux : foulard, carré, étole … Pour le pop up, la marque imagine un grand carré de soie illustrant un ballet. Prix : 190€

Jlynch, marque anglaise de prêt-à-porter et d’accessoires. Ces créateurs ont imaginé une ceinture en cuir noire et dorée qui enserre la taille comme un corset pour entrer dans la peau du Black Swan. Prix : 180€

Léon & Harper avec un sweat orné de ballerines pop et éclairées pour des filles averties qui aiment twister les codes de la mode. Prix : 95€

Macon & Lesquoy, avec humour et douceur, la marque brode deux broches uniques : un petit rat de l’opéra rose et une paire de chaussons de danse. Prix : 19€ et 39€

Marianne Battle, formée à l’école François Lesage, propose 3 broches de danseuses brodées à la main. Prix : 75€

Maison Baluchon a développé pour l’occasion un print ballerine unique que l’on retrouve en all over sur des carnets, du papier peint, un tote bag et un sac de danse. Prix :9€, 99€ et 280€.

MiniMe Paris nous plonge dans l’univers féérique de la créatrice avec un nœud de tête en cuir nude, velours et dentelle, un pull cachemire et un Tee-shirt. Prix : 160€, 470€ et 90€

On aura tout vu, Maison de haute couture parisienne et spécialiste de l’accessoire haut de gamme, a créé un collier délicat en métal rose gold et crystal Swarovski. Prix : 250€

Soloviere, marque luxe de footwear, a designé des sneakers en cuir et satin. Prix : 290€

Terra New York, spécialiste du manteau de pluie a imaginé un imperméable unique tout en douceur et légèreté en black & rose gold. Prix : 420€.

Totem_pop-up_Store_Galerie_de_L_Opera_Premiere_Classe_Mars_2016Stand Première Classe pop-up store Galerie de l’Opera

Sur son stand à Première Classe, la maison On Aura Tout vu a créé le buzz en recevant  la star des icônes de mode, Iris Apfel qui, de passage à Paris pour son exposition au Bon Marché, a souhaité rendre visite aux deux designers et passer commande d’un collier et d’un sac afin de compléter son impressionnante collection d’accessoires.

Iris_Apfel_Stand_On_Aura_Tout_Vu_Premiere_Classe_Paris_Mars_2016Iris Apfel  collier en Crystal On Aura Tout Vu

Pour les amateurs de sneakers, le salon a permis également la mise en avant de UNDUN, la nouvelle ligne de chaussures lancée par Eugène Riconneaus. Ce nouveau label parisien retrace l’histoire de la culture skate dont le créateur est un adepte depuis son plus jeune âge. Non passéiste, il créé chaque modèle comme une rétrospective de la street et skateboarding culture. La silhouette Undun est intemporelle et allie avec brio la modernité d’une chaussette stretch et l’authenticité d’une tige classique à lacets.

UNDUN_santa_monica_1980UNDUN by Eugène Riconneaus, modèle: Santa Monica 1980

Pas toujours évident pour les jeunes créateurs de se faire connaître au milieu des nombreux stands présents sur les salons. L’année dernière le Tranoï, sous l’impulsion de son directeur artistique Armand Hadida, a imaginé TokyoEye, un espace réservé à douze marques japonaises afin de les faire repérer par des acheteurs. Roggykei, qui avait fait partie des marques les plus remarquées de ce concept a pu cette saison revenir à Paris pour présenter ses créations. Fidèles à leur volonté de vouloir abolir les frontières entre vêtement et accessoire, les deux créateurs Hitoshi et Keiko ont continué à travailler sur la forme ronde pour des vêtements épousant le corps et une ligne d’accessoires toujours plus importante avec des sacs et des pochettes pour homme et femme.

Roggykei_AH_2016-17Roggykei

Certains pays n’hésitent pas à mettre les petits plats dans les grands comme, par exemple l’Espagne, qui met à la disposition de ses créateurs son x parisienne, depuis deus saisons, afin de mettre en avant la mode ibérique. Baptisée « Made in Spain : la mode au-delà des frontières », 39 créateurs de prêt-à-porter ou d’accessoires allant des plus connus aux jeunes talents ont ainsi la possibilité, durant toute la période des défilés, d’exposer et de recevoir la presse et les acheteurs dans un lieu hors du commun mettant en valeur leurs créations. Cet événement a vu le jour grâce à l’ACME (l’Association des Créateurs de Mode d’Espagne) qui a été fondée en 1998 par Modesto Lomba, Jesus del Pozo, Elio Berhanyer, Antonio Permas, Angel Schlesser et Roberto Verino. Elle regroupe actuellement 54 créateurs de mode qui participent aux principales fashion weeks nationales et internationales et a pour mission de proposer des outils pour accroître la compétitivité de ses adhérents.

Roberto_Verino_Devota_&_Lomba_Jorge_Vasquez_Amaya_Arzuaga_expo_made_in_Spain_Pap_AH_2016-17Roberto Verino, Devota & Lomba, Jorge Vazquez, Amaya Arzuaga

De son côté l’Australian Fashion Chamber a pris la décision, depuis trois saisons, de mettre en lumière ses créateurs. Paris restant le lieu incontournable pour se faire connaître, c’est la Hip Gallery située rue Saint-Honoré qui a hébergé la sélection constituée de designers déjà établis et d’émergents, à savoir Bianca Spencer, Christopher Esber, Ginger & Smart, Rebecca Vallance, Romance Was Born, Tome et Strateas Carlucci représentant le meilleur de la mode de ce continent.

Australian_Fashion_Chamber_Tome_Ginger_&_Smart_Christopher_Esber_Strateas_Carlucci_PaP_AH_2016-17Tome, Ginger & Smart, Christopher Esber,  Strateas Carlucci

Un nouveau type de show-room a vu le jour avec une sélection de designers français et étrangers dont la volonté est de présenter et de vendre différemment en créant une proximité avec les créateurs et en tissant de réels liens d’amitié et de confiance au travers de dîners en petit comité durant lesquels l’hôtel met à leur service son barman et son chef pour la composition de cocktails et de plats en adéquation parfaite avec les univers créatifs de chacun. Baptisée DESIGNERS@HILTONPARISOPERA, cette présentation d’un nouveau genre a pris place dans l’enceinte du nouvel Hôtel Hilton avec cinq créateurs venus d’horizons différents dont le point commun est l’originalité.

La française Bettina Vermillon et ses chaussures aux talons en alu, le créateur italien Thomas Blakk dont le concept est basé sur la réalisation de sacs classiques twistée avec les dernières technologies. Pour cette saison, il s’associe avec l’artiste controversé Chemical X dont le travail sur la drogue se retrouve comme un ornement sur sa maroquinerie.

Low_Boots_Bettina_Vermillon_Sac_Thomas_BlakkBettina Vermillon, Thomas Blakk

La marque Neith Nyer du brésilien Francisco Terra a défilé en marge du calendrier pour la seconde fois proposant une mode cosmopolite pour des hommes et des femmes bien dans notre époque, pour qui l’apparence est primordiale, sans oublier la qualité des matières.

Neith_Nyer_PaP_AH_2016-17Neith Nyer

Le créateur de lunettes d’exception Allemand, Ralph Vaessen, dont le travail est déjà reconnu internationalement par les plus grands prescripteurs de tendances à l’image de Lenny Kravitz, Christian Louboutin, David Lynch, John Malkovich, Kate Moss, Pharrell Williams, Rihanna, Sir Paul Smith, Vivienne Weestwood…, avec ses produits vendus dans les points de vente les plus prestigieux comme Barneys New York, le Bon Marché Rive Gauche, Colette, L’Eclaireur, Excelsior Milano, Harrods, Selfriedges & Co…. Sa spécialité : les lunettes extravagantes en corne naturelle conçues de façon artisanale par des maîtres allemands.

Lunettes_Ralph_VaessenRalph Vaessen

et enfin la Néerlandaise, Conny Groenewegen, dont le travail de la maille nommé Electric Co Conny Groenewegen mélange l’innovation technologique numérique au travers de machines à tisser qu’elle a développées et de couture artisanale à la main dans lequel elle mixe des laines de haute qualité à de la maille issue de la récupération de bouteilles plastiques.

Telles de véritables sculptures ses créations, peu conventionnelles, dépoussièrent l’image de la maille pour des pièces couture qui ne laissent pas passer inaperçues celles qui les portent.

conny_groenewegen_PaP_AH_2016-17Conny Groenewegen

Pour attirer une visibilité maximale de la presse lorsque leur marque n’est pas inscrite au calendrier officiel, certaines n’hésitent pas à tenter leur chance avec des présentations happening permettant ainsi d’attirer la presse entre deux grands défilés. Jour/né a investi le célèbre Cabaret Parisien du Crazy Horse pour un show unique représentant une semaine d’une femme moderne, féminine et féministe à travers 7 tableaux sublimant le quotidien, la mission de la marque étant d’habiller la citadine tout au long de ces journées avec des tenues à la fois esthétiques et pratiques.

Jour_ne_PaP_AH_2016-17Jour/né

Ambiance théâtrale avec plusieurs scénettes pour dévoiler les nouveaux accessoires de Yazbukey, qui nous invite comme chaque saison à un voyage dans son univers rempli d’héroïnes sexy nostalgiques des années 50. Le plexiglass reste la matière de base pour ses bijoux et ses sacs représentant des objets du quotidien qui, passés entre ses mains, deviennent de véritables œuvres d’art. Sa collection s’élargit de meubles édités en partenariat avec la firme italienne Altreforme.

Yazbukey_collection_accessoires_AH_2016-17Yazbukey

Ambiance dark et décalée pour Ilaria Nistri qui investit un hôtel particulier pour une promenade des sens au travers du temps, de la vue, de l’audition et du goût.


Présentation ILARIA NISTRI -AW16 Paris par frederic-blanc2

Issue d’une famille spécialisée dans la confection, c’est la mode qui s’est imposée tout naturellement à elle après ses études de droit.

Elle présente sa première collection en 2006 à Paris et se fait immédiatement repérer par les acheteurs des grands magasins internationaux. Elle crée alors son show room à Milan et Vogue Italie la sélectionne en 2008 parmi les jeunes créateurs émergents et accède ainsi à la finale du Who is on Next. Elle défile depuis à Milan et sa ligne est disponible dans près de 100 points de vente à travers le monde dont l’Eclaireur à Paris.

Ilaria_Nistri_PaP_AH_2016-17_©_Marie_Amelie_TonduIlaria Nistri

Paris, mode, fêtes et champagne étant synonymes, certaines marques optent pour des présentations statiques durant plusieurs heures permettant ainsi à la presse et aux acheteurs de passer à leur rythme et faire ainsi une pause festive pour mieux profiter des pièces présentées.

Zuhair Murad a pris place dans les salons du Plaza Athénée pour une mise en scène de ses créations hautes en couleurs rendant un hommage aux fêtes des années  80 au travers de ses ateliers de broderies. De plus en plus actuel, son prêt-à-porter reste fidèle à son image tout en s’adressant à des filles de plus en plus jeunes qui suivent la mode et n’hésitent pas à en faire trop pour se faire remarquer toujours avec classe.

Zuhair_Murad_PaP_AH_2016-17Zuhair Murad

Comme chaque saison,Kirk Pickersgill et Stephen Wong, sont venus de Toronto au Canada pour investir les salons de l’hôtel Meurice et dévoiler leur griffe hyper féminine Greta Constantine. Des robes du soir en brocards où l’or et l’argent dominent ont habillé des mannequins surdimensionnés pour mettre en situation leur collection qui s’intéresse tout particulièrement à l’époque Victorienne.

Greta _Constantine_PaP_AH_2016_17Greta  Constantine

Ambiance beaucoup plus intimiste pour le cocktail de David Vincent Camuglio, qui reçoit dans son show-rom parisien. Il crée toujours en partant du corps aussi bien pour le jour que pour le soir ; ce sont les détails qui font toute la différence pour un prêt-à-porter à l’allure couture.

David_Vincent_Camuglio_PaP_AH_2016-17David Vincent Camuglio

Iris Cantabri, marque de Guillaume Michel a pu bénéficier de l’appui de Designers Apartment durant plusieurs saisons. Aujourd’hui, même si sa griffe fait partie du lexique des amatrices de mode, il lui est toujours difficile de pérenniser son nom dans une période très concurrentielle où la presse sans cœur s’amourache de nouveaux chouchous en oubliant les anciens. C’est pourquoi, il est parti du principe que l’on est jamais mieux servi que par soi-même en ouvrant régulièrement des pop-up stores s’adressant ainsi à sa clientèle finale et en répondant au mieux à ses attentes. A l’occasion de sa nouvelle ouverture, il a profité de cette semaine pour organiser le vernissage de son espace éphémère dans lequel on peut découvrir sa collection printemps-été, ainsi que les accessoires de Sarah Angold, Hirschell, Eloise Fiorentino, Caterina Zangrando, Darris, Courtois Paris et les chaussures en demi-mesure de Marie Weber imaginées en collaboration avec Iris Cantabri ainsi que celles de Melis Yildis.

Pop-Up_store_Iris_Cantabri_Mars 2016Pop-up store Iris Cantabri du 5 Février au 31 Juillet 2015 au 15, rue Des Blancs-Manteaux Paris 4. Ouvert 7/7 de 11h à 19h du Lundi au Samedi et de 12h à 19h le dimanche.

Pour l’hiver, Guillaume Michel continue son travail sur la transformation du vêtement grâce à l’introduction de zips. Il imagine également de nouveaux volumes, élargit sa palette de tissus et de broderies pour une mode créative et portable.

Iris_Cantabri_PaP_AH_2016-17Iris Cantabri

Frédéric Blanc

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