En Parallèle de la semaine de la Haute Couture Parisienne

By on 17/07/2016

Comme expliqué précédemment, seulement 20 maisons peuvent prétendre au label « Haute Couture ». Cependant, durant cette semaine, plusieurs marques françaises et étrangères profitent de l’arrivée des clientes et de la presse internationale pour présenter leur collection sur-mesure.

Coup double pour la maison française, On Aura Tout Vu, qui a présenté deux collections.

La première au travers de la nouvelle plateforme de e-commerce Couturissimo, qui propose d’offrir un soutien et une viabilité à des maisons internationales tout en donnant accès à leurs créations à un plus large public avec des pièces parfaitement réalisées sous le contrôle des créateurs et à des prix accessibles.

Pour un service véritablement sur-mesure, Couturissimo va introduire une nouvelle cabine d’essayage virtuelle dans sa plateforme de façon à ce que, en quelques clics, il sera possible de créer son propre avatar numérique basé sur des mensurations très précises. A 360°, l’avatar recrée la sensation de se retrouver devant un miroir. Il permet de voir précisément comment le vêtement se place sur le corps, de s’assurer du rendu et ainsi de s’épargner toute mauvaise surprise et le désagrément des retours des commandes.

Jusqu’à présent s’habiller comme les stars restait un rêve. Grâce à On Aura Tout Vu pour Couturissimo, ce rêve devient réalité. Les créations du duo composé de Livia Stoianova et Yassen Samouilov sont de plus en plus demandées par les personnalités du show business comme Madonna, Beyonce, Lady Gaga, Conchita Wurst, Gwen Stefani, Ivana Wong,… et aujourd’hui peuvent se retrouver dans votre garde-robe.

On_Aura_Tout_Vu_Couture_On_Aura_Tout_Vu_pour_Couturissimo_FW_2016-17Tenues portées par Lady Gaga issues des collections On Aura Tout Vu / On Aura Tout Vu prêt-à-porter pour Couturissimo

On_Aura_Tout_Vu_Couture_On_Aura_Tout_Vu_pour_Couturissimo_FW_16-17Tenues portées par Ivana Wong issues des collections On Aura Tout Vu / On Aura Tout Vu prêt-à-porter pour Couturissimo 

On_Aura_Tout_Vu_Couture_On_Aura_Tout_Vu_pour_Couturissimo_FW_2016-2017Tenues portées Beyonce et Conchita Wurst issues des collections On Aura Tout Vu / On Aura Tout Vu prêt-à-porter pour Couturissimo

On_Aura_Tout_Vu_Couture_On_Aura_Tout_Vu_pour_Couturissimo_FW_2016-17_Madonna_dressTenue On Aura Tout Vu créée pour Madonna lors de son Rebel Heart Tour / On Aura Tout Vu prêt-à-porter pour Couturissimo

Le concept de ce nouveau site étant de proposer plusieurs créateurs à chaque saison, pour répondre aux goûts de chacune, Paris a découvert les collections du plus grand designer Indonésien Sébastian Gunawan et celles de Michael Cinco, originaire des Philippines et basé aux Émirats Arabes Unis.

Sebastian_Gunawan_Couture_FW_2016-17Sebastian Gunawan couture

Sebastian_GunaWan_pour_Couturissimo_FW_2016-17Sebastian Gunawan pour Couturissimo

Michael_Cinco_CoutureMichael Cinco couture

Michael_Cinco_pour_Couturissimo_FW_2016-17Michael Cinco pour Couturissimo

Dans le second défilé d’ On Aura Tout Vu pour sa propre marque sur le thème du « Perpetual Motion », les robots font partie intégrante des tenues. Luxe extrême pour cette collection à destination des femmes qui n’ont qu’une chose en tête : ne jamais ressembler à une autre et de ne pas passer inaperçues. Comme à chaque collection le duo créatif cherchent à pousser les limites de la couture pour apporter de la nouveauté aux travers des techniques, des coupes et des broderies toujours innovantes. Si le cristal en reste la base, il se mélange cette fois-ci à des pailles en plastique noires ou blanches créant une impression visuelle étrange, comme celle d’une nouvelle fourrure ou d’une flore de fond marin.

On_Aura_Tout_Vu_Couture_FW_2016-17

Forts remarqués les gants en cuir brodés de cristaux font partie d’une collaboration signée avec le gantier Georges Morand.

Le défilé acclamé par l’assistance et qualifiée digne de revenir au calendrier officiel de la Haute Couture, prouve que, pour On Aura Tout Vu, l’art de la couture est en perpétuel évolution et qu’un simple objet peut devenir un accessoires d’exception s’il est travaillé comme une pierre précieuse.

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Dans les autres maisons françaises qui ont défilé cette semaine, on retrouve Serkan Cura, évincé également du calendrier officiel. Fidèle à son style, il retravaille tout ce qui à fait sa réputation : les plumes, les corsets, les laçages, le tout parfaitement bien exécuté et mettant le corps de la femme en valeur.

Serkan_Cura_Couture_FW_2016-17

Ludovic Winterstan, adepte au dark, a donné rendez-vous dans la salle des colonnes de l’église Saint-Eustache. En complète adéquation avec le lieu, les propositions sont noires, hyper travaillées avec des « dentelles toile d’araignée » de Caudry, du vison scarifié, des incrustations de cristaux Swarovski, du mohair rebrodé, du lurex,… Moins guerrière qu’à l’accoutumée, la femme Winterstan devient plus ésotérique et sophistiquée.

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Décidément les églises ont la cote cette saison. Après Julien Fournié et Ludovic Winterstan, c’est au tour d’Eymeric François de nous convier à l’église Américaine pour son show. Baptisée « Légendes », la collection puise sa source dans le film « Legend » de Ridley Scott (1985). On y reconnaît sa patte et son emblématique robe à zips, le tout twisté d’une once de nouveauté qui fait toute la différence.

Eymeric_Francois_Couture_FW_2016-17

 

Parmi les défilés incontournables du calendrier off, les couturiers libanais comme Georges Chakra nous invitent à un voyage auprès des stars hollywoodiennes lors des tapis rouges. Très chic, les tenues sont glamour et modernes, l’esprit oriental fait place à l’occidental avec des propositions pour des élégantes de toutes nationalités.

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Georges Hobeika aime les femmes romantiques et les pare de broderies de fleurs. Devenu un habitué des tapis rouges avec le Festival de Cannes, il est certains que ses tenues seront portées dans les prochains mois sur de nombreuses personnalités du monde des arts.

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Comme à son habitude, Rami Kadi a présenté dans les salons du Plaza Athénée. Il souhaite apporter, avec ses propositions fleuries brodées à la main, la touche de gaité qui fait si souvent défaut dans notre société. Il aime sublimer la femme pour la rendre plus forte par une élégance imparable.

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Dany Atrache nous a livré une de ses plus belles collections. Tout en conservant l’esprit couture libanais, il l’épure pour le rendre plus léger et ses jeux de transparences et de broderies rendent hommage au corps de la femme.

Dany Atrache_Couture_FW_2016-17

Ashi Studio a présenté pour sa seconde fois à Paris. On ne regrette qu’une chose : son absence de défile qui nous prive de mettre ses créations encore plus en valeur sur le corps de la femme. Hyper architecturée, il réinvente la silhouette pour mieux la sublimer. Fidèle au noir et blanc, il ajoute une pointe de gris et de vert.

Ashi_Studio_Couture_FW_2016-17

Pour fêter ses 10 ans de présence à Paris durant la semaine de la mode, Le syrien Rami Al Ali a présenté pour la première fois sous forme de défilé. Ultra raffinées ses créations sont réputées pour leurs coupes impeccables et recherchées. Beaucoup moins architecturales qu’a l’accoutumée ses robes deviennent plus fluides et se parent de broderies inspirées de mosaïques pour un résultat beaucoup plus classique.

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La russe Yanina repose sa nouvelle collection sur la légende de l’oiseau du bonheur, le paon. D’après cette dernière, seule une personne avec des pensées pures et poursuivant un rêve tout au long de sa vie peut voir cet oiseau. Il est omniprésent sur ses pièces, qui deviennent par sa présence comme des talismans du bonheur. La créatrice s’amuse à jouer avec les codes du masculin avec des coupes strictes où le noir et blanc domine et l’hyper féminin coloré dans lequel la transparence, si chère à Yanina, cache que le stricte minimum par des jeux de broderies.

Yanina_Couture_FW_2016-17_©_Olesya_Okuneva

Pour les adeptes d’une couture différente, loin des broderies classiques, l’espagnol Alfredo Villaba offre de très jolies propositions, ultra modernes, architecturales donnant une large place au corps avec des jeux de découpes et des asymétries. Il s’amuse à démonter des vêtements classiques pour mieux les réinventer.

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Lan Yu revisite l’art ancestral du pliage du papier pour imaginer ses nouvelles silhouettes. C’est en rendant visite à la « meilleure artiste du papier découpé chinois » dans la province du Shaanxi, Madame Gao Fenglian, qu’elle trouve sa nouvelle inspiration. Héritière du savoir-faire de la broderie Suxiu, qui rend hommage à « l’Art des Mères », elle y fusionne ces deux traditions.

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La coréenne, Lee Young Hee, n’est pas une inconnue des podiums parisiens. Diplômée de la prestigieuse université Sungshin Women’s Universtity, elle commence sa carrière de designer en 1976 en ouvrant sa première boutique « Lee Young Hee Korean Clothes ». Elle y mélange tradition asiatique et fonctionnalité occidentale et se fait baptiser « The Colorful designer of Asia » par Vogue et Harper’s Bazaar. En 1993, elle devient la première créatrice coréenne à défiler à Paris, lors de la semaine du prêt-à-porter, ainsi que la première à y ouvrir une boutique de Hanbok. Telle une ambassadrice de la culture coréenne, elle ne cesse de lui rendre hommage à travers le monde. Elle ouvre son propre Musée, le Lee Young Hee Korea Museum à Manhattan en 2004 dédié à la culture de son pays et à ses propres créations.

Depuis 2010, elle vient régulièrement à Paris pour y présenter ses collections couture dont les lignes font référence aux habits traditionnels dans lesquels elle ajoute sa note personnelle.

Lee_Young_Hee_Couture_FW_2016-17

A l’issue de sa présentation Automne-Hiver 2016-17 au centre culturel Coréen, principalement consacrée au Hanbok, costume traditionnel de la péninsule de Corée dont le nom signifie « vêtement coréen » et dont la caractéristique réside dans des couleurs vives et des lignes simples, une exposition rétrospective lui est consacrée. Cette installation permet de mieux comprendre l’originalité de l’identité coréenne à travers son regard créatif sur les traditions vestimentaires de son pays.

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Exposition : Les Hanbok de Lee Young Hee du 7 juillet au 28 Octobre 2016.

Centre Culturel Coréen : 2, avenue d’Iéna 75116 Paris.

Frédéric Blanc

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