Haute Couture Fashion Week Paris Printemps-été 2016 hors calendrier officiel

By on 04/02/2016

Pour toutes les marques prétendant au label haute couture, l’accès au calendrier officiel de la Fédération Française de la Couture du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de Mode reste le saint Graal. Impossible d’y entrer pour tout le monde, le statut de grand couturier étant attribué par une commission. Cela n’empêche pas cependant de défiler à Paris durant cette semaine consacrée à l’art majeur de la mode en se faufilant entre les horaires.

Particulièrement complexe cette saison de trouver une place parmi les 25 défilés officiels sur trois jours seulement. Certains ont donc eu des difficultés à mettre en lumière leur collection et c’est pourquoi Fashion-spider vous en fait un résumé.

On y retrouve des grands noms comme Georges Chakra, dont l’envie de liberté et d’insouciance se lit immédiatement dans ses propositions plus légères qu’à l’accoutumée. Les robes virevoltent autour du corps dans des couleurs claires, pastel ou vives pour une invitation à l’élégance estivale.

Georges_Chakra_Couture_SS2016

De même pour Georges Hobeika dont le travail délicat de broderie s’adresse à des jeunes filles romantiques aimant les tenues raffinées, tout en conservant un esprit juvénile. La palette de couleurs rappelle les champs de fleurs de l’été.

Georges_Hobeika_Couture_SS_2016

Le romantisme se retrouve également dans les collections de Dany Atrache où la flore est le point de départ de sa création.

Dany_Atrache_Couture_SS_2016

C’est au travers de la danse classique que la russe Yanina fait voyager en douceur sa cliente au travers de pièces tout en délicatesse laissant dévoiler le corps avec subtilité.

Yanina_Couture_SS_2016

Pour certaines maisons, la Fashion week est le moment idéal de faire découvrir le savoir-faire couture de pays lointains comme la Chine. Cette semaine Lan Yu a souhaité au travers de pièces du soir montrer la modernité de ses créations entre Asie et occident.

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Tony Ward démontre le style inimitable de la couture libanaise avec ses robes longues destinées aux cérémonies, aux mariages et aux grandes occasions, comme les tapis rouges.

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Rami Al Ali représente le savoir-faire Syrien depuis 2000. Ses robes du soir au premier abord épurées, mais de construction couture, ont su conquérir une clientèle avide de luxe discret.

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Yumi Katsura, 83 ans et ses 50 ans de création, revisite sans cesse l’art de la couture japonaise en rendant perpétuellement hommage à l’artisanat local.

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Dans un style opposé certains apportent une vraie modernité avant-gardiste dans ce monde conservateur à l’image du japonais Bowie Wong qui, pour sa quatrième présentation parisienne, s’amuse à mixer esprit européen et asiatique en introduisant des formes et des mélanges atypiques avec des tissus comportant un matériau issu de la création 3D.

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Dans des lignes hyper épurées, l’indonésien Didith Hedisprasetyo reste fidèle à sa passion pour le cuir avec des tenues coupées au cordeau, d’une simplicité à l’efficacité garantie pour une allure zéro défaut.

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Seconde collection pour Ludovic Winterstan. Après s’être fait remarquer avec une collection très forte à l’esprit dark, il revient avec une femme guerrière, toujours aussi déterminée, mais qui se perd dans des robes longues ne la mettant pas forcément en valeur. On soulignera le très joli travail de broderie parfaitement réalisé dans des ateliers spécialisés. On attend avec impatience la troisième collection.

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Généralement considérés comme des couturiers trop classiques, les maisons libanaises sont reconnues pour leur technique irréprochable mais à la créativité « old school ». Deux jeunes créateurs viennent casser cette image.

Hassidriss a étudié à la Central Saint Martin School et collaboré avec les artistes les plus avant-gardistes, comme David La Chapelle et Alexander McQueen, et présenté son premier défilé à Londres. Il choisit Paris pour lancer sa première collection couture de vingt-deux pièces inspirée par les cartes de tarot pour un résultat surprenant et vraiment innovant.

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Quant à Rami Kadi, il présente à Paris, depuis déjà deux saisons, des collections faites dans le respect de la haute couture. Il réalise son travail entièrement à la main et ne cesse de mélanger les techniques traditionnelles à des expérimentations personnelles pour des robes du soir résolument modernes. Il s’inspire pour l’été de l’Italie et plus particulièrement de «  La Primavera de Botticelli », d’où il extrait les symboles du printemps au travers des fleurs et oiseaux multicolores brodés contrastant avec le blanc virginal de ses 13 robes idéales pour les grands soirs d’été ou pour des robes de mariées.

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Comment ne pas parler de ces dernières puisqu’elles font partie des commandes les plus importantes pour les maisons de couture.

Incontournable, Ana Quasoar a préféré sortir du circuit des défilés au profit d’une présentation avec un shooting réalisé par Laurence Laborie, faisant ressortir son travail délicat de la dentelle traité comme de luxueux tatouages. Choisir une robe Ana Quasoar est synonyme de mise en valeur du corps.

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Nouveau venu de Beyrouth, Ashi a lui opté pour une présentation de robes majestueuses dont plus des trois-quarts sont à destination des futures mariées. Les coupes sont tout en courbes, agrémentées de corsets et de broderies complexes donnant vie à ses créations à son histoire.

Créé en 2007, Ashi Studio, dont la signature est le blanc, s’est déjà fait largement remarquer en Italie et notamment par Franca Sozzani.

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Frédéric Blanc

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